Aller au contenu
GEERD
← Tous les insights

Admissions

Cinq signes que vos admissions ont dépassé le tableur

Aucun établissement ne décide de gérer ses admissions dans un fichier. Il s’y retrouve, une colonne après l’autre, jusqu’au jour où le fichier ne dit plus ce qui s’est passé.

5 min de lecturePar l’équipe GEERD

Le tableur est l’outil le plus honnête de l’établissement. Il ne tombe jamais en panne, tout le monde sait l’ouvrir, et il accepte n’importe quelle colonne qu’on lui ajoute. C’est exactement pour cela qu’il reste en place longtemps après avoir cessé de suffire.

Le moment où il cesse de suffire ne ressemble pas à une panne. Le fichier s’ouvre toujours, les lignes sont toujours là. Ce qui a disparu, c’est la réponse à une question simple : qui a parlé à ce candidat, quand, et que lui a-t-on dit ?

Voici cinq signes. Aucun ne parle de logiciel. Ils parlent de ce que votre équipe fait le matin, de ce qu’elle peut répondre à une famille, et de ce qu’elle n’ose plus vous promettre.

Les cinq signes

Aucun ne demande un audit pour être constaté. Il suffit de passer une matinée assis à côté de l’équipe des admissions.

La première heure sert à savoir où on en est

Avant de parler à un seul candidat, quelqu’un met à jour des lignes, recolorie des statuts et compare deux onglets pour reconstituer l’état de la campagne. Ce travail ne fait rien avancer : il reconstitue chaque matin une information que le système aurait dû garder la veille.

Personne ne sait qui a relancé qui

L’historique d’un candidat existe, mais il est réparti entre trois boîtes mail, un carnet et la mémoire d’une personne. Le jour où cette personne est absente, le dossier n’est pas seulement en attente : il est illisible. Et deux relances partent, ou aucune.

Le chiffre demandé par la direction se compte à la main

Combien de candidatures, combien de dossiers complets, combien d’admis qui ont confirmé ? La réponse existe, mais elle se fabrique, et elle se fabrique différemment selon qui la fabrique. Un chiffre qu’il faut produire est un chiffre qu’on finit par ne plus demander.

Le candidat vous demande où en est son dossier

La question est normale ; c’est votre réponse qui en dit long. Si elle exige d’ouvrir un fichier, de retrouver une pièce jointe et de rappeler en fin de journée, le candidat apprend quelque chose sur votre établissement avant même d’y entrer. Les familles ne comparent pas vos outils. Elles comparent le délai entre leur question et votre réponse.

Vous hésitez avant d’ouvrir un programme de plus

Un nouveau parcours, une seconde session, un second site : la décision est retenue non par la demande, mais par la certitude que le processus actuel ne tiendra pas. Quand la taille d’une promotion dépend de ce que le fichier peut encaisser, ce n’est plus une stratégie, c’est une limite d’outil.

Ce que le fichier tient, ce qu’il ne tient pas

Le tableur n’est pas en faute sur la colonne du milieu. Il l’est sur celle de droite, et c’est celle-là qu’une campagne d’admissions demande.

La questionCe que le fichier saitCe qu’il ne sait pas
Qui a candidatéLa liste, à jour si quelqu’un la tientQui a candidaté deux fois, sous deux orthographes
Où en est un dossierLe statut que quelqu’un a saisiDepuis combien de jours il y est, et si personne ne l’a rouvert
Ce qu’on a envoyéRien : les messages vivent ailleursQui a relancé, quand, et ce qui a été promis
Où en est la campagneUn décompte, à la date de la dernière mise à jourLa même réponse deux fois de suite
Ce qui manque au dossierUne case cochée à la mainLes pièces réellement reçues, et par quel canal

Ce n’est pas un problème de rigueur

Devant ces cinq signes, la réaction habituelle est de demander plus de rigueur : une convention de nommage, un fichier partagé, une mise à jour obligatoire le vendredi. Cela tient une campagne, parfois deux. Puis une rentrée plus chargée arrive et la règle cède, parce qu’elle reposait sur la discipline de personnes déjà occupées.

Le tableur ne connaît que l’état d’aujourd’hui. Il n’enregistre pas ce qui s’est passé, il n’a aucune notion de délai, et il ne peut rien déclencher de lui-même. Ce ne sont pas des défauts : ce sont les limites d’un outil qui n’a jamais été fait pour suivre des personnes dans le temps.

Ce qui change quand une équipe sort du tableur n’est donc pas d’abord la vitesse. C’est qu’une relance oubliée redevient visible, et qu’un dossier arrêté depuis dix jours se signale sans que personne n’ait eu à s’en souvenir.

Cinq vérifications à faire cette semaine

Aucune ne demande un projet ni un budget. Elles demandent une matinée, et un peu d’honnêteté sur ce que vous allez trouver.

  • Prenez cinq candidats de la dernière rentrée, au hasard, et reconstituez leur historique complet : combien de temps vous faut-il, et combien d’endroits devez-vous ouvrir ?
  • Demandez le nombre de dossiers complets à deux personnes différentes, séparément, puis comparez les deux réponses.
  • Comptez les fichiers d’admissions qui existent dans l’établissement, tous services confondus. Le chiffre est presque toujours plus grand que celui que vous auriez annoncé.
  • Cherchez les candidats dont le statut n’a pas bougé depuis quinze jours. S’il n’existe aucun moyen de les retrouver, la question est déjà tranchée.
  • Demandez à l’équipe combien de temps elle passe chaque jour à mettre le fichier à jour avant de parler à qui que ce soit.

Ce qu’il faut retenir

Si plusieurs de ces signes vous sont familiers, le problème n’est ni votre équipe ni le tableur : c’est qu’on demande à un fichier de tenir une mémoire qu’il n’a pas. Les établissements qui passent à autre chose ne le font pas parce qu’un outil les a convaincus. Ils le font parce qu’ils ont fini par compter ce que leur coûte de continuer.

Nous ne vous dirons pas ce que vous y gagneriez : vous seuls avez les volumes, les délais et les effectifs. Ce que nous savons faire, c’est relire votre dernière campagne avec vous, signe par signe, et vous laisser le calcul.

Combien de ces cinq signes ?

Un diagnostic gratuit, une demi-journée, un compte rendu écrit. On part de votre dernière campagne d’admissions, dossiers en main, pas d’une démonstration.