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Sept questions à poser avant de laisser une IA parler à vos candidats

Une démonstration d’IA est toujours réussie : on vous montre les questions auxquelles elle sait répondre. Ces sept questions-là portent sur le reste, et elles se posent à tout le monde, nous compris.

6 min de lecturePar l’équipe GEERD

Les établissements qui se font démarcher en ce moment reçoivent tous à peu près la même démonstration : un agent répond en quelques secondes à trois questions bien choisies, dans un français impeccable, et la salle est convaincue. C’est normal : c’est l’exercice le plus facile de toute la chaîne.

Ce qui décide de la suite ne se voit pas en démonstration. Cela se lit dans ce que le fournisseur a écrit avant de brancher quoi que ce soit. Voici les sept questions qui font parler ce document-là, avec, pour chacune, ce à quoi ressemble une réponse sérieuse.

Les sept questions

  1. 01D’où viennent les faits de la réponse ?

    Une réponse sérieuse nomme une source que vous tenez : un document de connaissances par programme, que votre équipe écrit et met à jour, et hors duquel l’agent n’a rien à dire. Si la réponse est « le modèle connaît votre site » ou « il apprend de vos conversations », l’agent parlera un jour d’une filière que vous avez fermée il y a deux ans.

  2. 02Que fait-il quand il ne sait pas ?

    Il n’y a que deux réponses possibles, et une seule est acceptable : il s’arrête et passe la main. Demandez à voir ce que reçoit l’équipe à ce moment-là. Si le message ne dit pas ce qui manquait, la main passée ne vaut pas grand-chose : personne ne saura quoi corriger.

  3. 03Qui envoie, les premières semaines ?

    La bonne réponse est : votre équipe. L’agent rédige, une personne relit et envoie, et cela dure le temps qu’il faut. Un fournisseur qui propose de tout automatiser dès le premier jour vous fait porter, à vous, le coût de son réglage.

  4. 04Qu’est-ce qui est vérifié avant l’envoi, et par quoi ?

    Demandez la liste. Une vraie liste est ennuyeuse et précise : les faits cités existent-ils, la langue est-elle la bonne, la réponse promet-elle une admission, juge-t-elle le candidat, répète-t-elle le tour précédent. Demandez ensuite ce qui se passe quand un contrôle échoue : si la réponse part quand même « avec un avertissement », le contrôle est décoratif.

  5. 05Que fait-il d’autre que répondre ?

    C’est la question qui distingue un agent d’un chatbot, et elle a deux moitiés. La première : quelles actions peut-il prendre sur vos dossiers : enregistrer un intérêt, ouvrir une tâche, écrire une note ? La seconde, plus importante : le candidat en est-il informé ? La réponse doit être non, et la réponse envoyée doit être identique avec ou sans action. On n’annonce pas à une famille qu’elle vient d’être classée.

  6. 06Que pourrai-je relire dans six mois ?

    Une conversation complète, horodatée, avec ce sur quoi l’agent s’est appuyé et ce qui a été bloqué. C’est ce qui vous permettra de répondre à une famille qui conteste, et de trancher en interne une discussion sur « ce que le robot a dit ». Sans cela, vous devrez croire votre fournisseur sur parole, et vos équipes devront vous croire sur parole.

  7. 07Qu’est-ce qui coûte, et qu’est-ce qui s’arrête ?

    Un agent consomme à chaque message, y compris les messages inutiles. Demandez comment la dépense est bornée et ce qui se passe quand la limite est atteinte : l’agent doit s’arrêter et prévenir, pas continuer et facturer. Une facture d’IA qui surprend en fin de mois est un défaut de conception, pas un accident.

Ce que les réponses vous disent vraiment

Prises ensemble, ces sept questions ne mesurent pas la qualité d’une technologie. Elles mesurent si quelqu’un, chez le fournisseur, a pris le temps d’écrire ce que la machine a le droit de faire, avant de la brancher sur des familles.

Si la réponse à l’une d’elles est « le modèle s’en occupe », vous n’avez pas un fournisseur, vous avez un abonnement. La différence apparaîtra le jour d’un incident, c’est-à-dire au pire moment de votre campagne d’admission.

Nos réponses, pour les mêmes sept questions

Nous déployons un agent dans les admissions, et ces sept questions sont exactement celles auxquelles nous tenons à répondre par écrit avant une mise en service. La page qui suit donne nos réponses en détail : d’où viennent les faits, ce qui est vérifié, ce qui est interdit, et ce qui se relit.

L’IA agentique dans un établissement

Posez-nous les sept

Un diagnostic gratuit, une demi-journée. On regarde ce que votre établissement a écrit sur lui-même, ce que vos équipes répondent aujourd’hui, et si une machine a quelque chose à faire là-dedans. Parfois la réponse est non, et on le dit.